Le Pays de Galles a remporté son troisième Grand Chelem en huit ans en dominant la France (16-9) devant son public du Stade Millenium de Cardiff, lors de l'ultime journée du Tournoi des 6 Nations 2012 samedi après-midi.
Avant la rencontre, les français avaient clairement affiché leurs ambitions : finir sur une bonne note, et surtout, gâcher la fête galloise. Mais c'était sans compter sur la combativité légendaire des Diables Rouges, qui ne marquaient qu'un seul essai mais faisaient preuve d'une maîtrise du jeu à toute épreuve.
Ce sont pourtant les Bleus qui ouvraient le score avec la pénalité de Dimitri Yachvili à la 11ème minute (0-3), après une entame de jeu plutôt réussie.
Mais le XV du poireau, qui avait perdu contre la France en demi-finale de la dernière Coupe du Monde, reprenait vite la main lorsque, sur un ballon perdu par les français, Alex Cuthbert accomplissait un exploit personnel et s'en allait aplatir à la 21ème, tandis que Leigh Halfpenny transformait facilement dans la foulée (7-3).
L'arrière gallois enfonçait à nouveau le clou à moins de 10 minutes de la mi-temps en convertissant facilement une pénalité (10-3).
Le Pays de Galles conservait sa suprématie sur le jeu jusqu'au break, forçant les Bleus à défendre sans jamais vraiment réussir à mettre la main sur le ballon. Halfpenny manquait une occasion de rajouter trois points au compteur gallois juste avant de rejoindre les vestiaires quand sa frappe rebondissait sur la perche.
De retour des vestiaires, Lionel Beauxis offrait trois points aux Bleus (10-6) tandis que William Servat, jeune retraité, quittait le terrain et était remplacé par Dimitri Swarzewski.
Le match s'emballait ensuite avec un temps fort des français à la 50ème qui ne donnait rien. Trois minutes plus tard les gallois prenaient un peu plus le large avec la pénalité de Halfpenny (13-6) suite à une faute au sol des Bleus, qui ne parvenaient pas à trouver de solutions.
A l'heure de jeu, c'était au tour de Julien Bonnaire, remplacé par Louis Picamoles, de tirer sa révérence.
Les quelques insursions françaises étaient à chaque fois contrées par une défense galloise très solide. Les Bleus revenaient à quatre points de leurs adversaires à la 73ème grâce à la pénalité de Yachvili (13-9), tandis que Halfpenny creusait l'écart à quatre minutes de la fin (16-9).